Remettons du bois au feu...
Ce c'est pas parce que la majorité d'entre nous revendique de "ne rien faire" durant la traditionnelle période estivale, qu'il faut en déduire que "ne rien faire" rime systématiquement avec "ne pas penser". D'ailleurs, l'activité cérébrale, dans un premier temps, se suffit à elle-même. L'action, chez tout individu un peu sensé, ne devrait-elle pas suivre celle-ci et non la précéder ?
Donc, dans ma réflexion estivale, une interrogation fondamentale m'est venue : serions-nous entrés dans une ère de nouvelle modernité ? Etat moderne, musique moderne et peinture moderne, moeurs et idées modernes et, pour ce qui nous concerne au demeurant davantage, technique moderne. En la matière, après avoir prôné la technologie comme fin en soi, nous en sommes arrivés aujourd'hui, à une nouvelle considération : celle d'une technologie adaptée aux besoins de chacun, une technologie moins "glorieuse", plus inscrite dans le réel, par la prise en compte des besoins du client et de la "facture environnementale".
Le mythe épouse la réalité. "Et la réalité se caractérise par l'existence d'un certain nombre de vérités qui encadrent ce qui est possible", disait Michel Foucault. Ce qui rend la modernité mouvante et la vérité fragile. Aussi, en cette période de rentrée, où l'adaptation sera certainement le maître mot de cette modernité, mettons-nous au travail guidé par la sage pensée d'Alain : "La société des hommes serait merveilleuse, si chacun mettait du bois au feu au lieu de pleurnicher sur les cendres"...
Merci de votre fidélité et excellente rentrée à tous,
Corine Chapelain-Rotter